Les travailleurs qui sont ou ont été bloqués à l’étranger en raison de la situation de guerre au Moyen-Orient peuvent demander un chômage temporaire.
L’attaque américano-israélienne contre l’Iran et les réactions qui ont suivi provoquent depuis plus d’une semaine de graves perturbations du trafic aérien dans la région. Par exemple, les aéroports de Dubaï, du Qatar et d’Israël sont fermés. De nombreux vols en provenance d’autres pays qui y faisaient escale ont donc été annulés.
L’ONEM a reconnu cette situation comme un cas de force majeure, ce qui permet aux travailleurs bloqués à l’étranger d’introduire une demande de chômage temporaire. Cela vaut aussi bien pour les travailleurs qui voyageaient pour des raisons privées (vacances) que pour des raisons professionnelles.
Pour pouvoir faire appel au chômage temporaire, le travailleur doit joindre les preuves suivantes à sa demande :
-
la preuve que le travailleur séjourne effectivement à l’étranger (présentation de documents de voyage) ;
-
la preuve du vol aller et du vol retour ;
-
la preuve que le vol retour a été annulé ;
-
une déclaration sur l’honneur attestant que le travailleur ne peut pas rentrer par un autre moyen de transport ou par un autre vol. Cette condition n’est pas remplie si le retour est simplement plus difficile, mais pas raisonnablement impossible.
Départ après le 28 février
Pour les travailleurs qui prennent un vol vers la zone concernée après le 28 février 2026, aucun cas de force majeure ne sera accepté, même s’il s’agit de vols réservés depuis longtemps. Les travailleurs qui s’absentent du travail plus longtemps que prévu devront prendre les jours supplémentaires sous forme de congés, de récupération ou de congé sans solde.
Iran
Les travailleurs bloqués en Iran même ne peuvent pas demander de chômage temporaire, étant donné qu’un avis de voyage négatif était déjà en vigueur depuis un certain temps.