Juste avant la fin de l’année, le gouvernement a approuvé la hausse du plafond annuel exonéré d’impôt pour les travailleurs en flexi-job.
Depuis 2024, les revenus issus des flexi-jobs sont soumis à un plafond fiscal de 12.000 euros par an. Jusqu’à ce montant, le travailleur en flexi-job ne paie pas d’impôts. En cas de dépassement de ce seuil, des impôts sont dus, mais uniquement sur la partie excédant ce montant limite.
Lorsque le plafond est dépassé chez un même employeur, un précompte professionnel est immédiatement retenu sur la partie imposable. Sur la fiche 281.10, cette partie du salaire flexi est mentionnée sous le code 250.
Si le flexi-job est exercé auprès de plusieurs employeurs, sans que le plafond ne soit dépassé chez aucun d’entre eux, mais que le total des rémunérations issues des flexi-jobs dépasse néanmoins le plafond, l’impôt dû sera alors intégralement perçu via l’impôt des personnes physiques.
Au cours de la dernière semaine de décembre, l’augmentation de ce plafond de 12.000 à 18.000 euros, déjà annoncée dans l’accord de gouvernement, a été approuvée avec effet rétroactif. Cela signifie que, pour l’année 2025, les revenus issus des flexi-jobs seront exonérés d’impôts jusqu’à 18.000 euros. Il est très probable que les secrétariats sociaux n’auront pas à procéder à des corrections, celles-ci devant plutôt être effectuées dans le cadre de l’impôt des personnes physiques. L’administration fiscale doit encore se prononcer à ce sujet.
Pour l’année de revenus 2026, le montant sera indexé à 18.440 euros. Ce plafond ne s’applique pas aux flexi-jobbers pensionnés.
Par ailleurs, une augmentation du salaire horaire maximal des flexi-jobs est encore à l’étude. Dans le secteur de l’horeca, celui-ci s’élève actuellement à 17,46 euros par heure, pécule de vacances pas compris. Ce montant serait porté à 21 euros, mais aucune décision définitive n’a encore été prise.