Pour les travailleurs qui retombaient malades pendant les vingt premières semaines de la reprise progressive du travail, l’employeur ne devait déjà plus payer de salaire garanti. À partir de cette année, cette « neutralisation » s’applique à toute la durée de la reprise progressive du travail.
Qu’est-ce que la reprise progressive du travail ?
Dans le cadre d’une reprise progressive du travail, un travailleur reprend le travail de manière graduelle ou « progressive » après une période d’incapacité de travail complète, afin de faciliter la transition entre la maladie et le travail et d’éviter une rechute. En général, le travailleur commence par travailler à temps partiel ou dans une fonction adaptée. La reprise progressive du travail nécessite toujours l’accord de l’employeur et du médecin-conseil de la mutualité. Pour les heures pendant lesquelles le travailleur ne travaille pas, il perçoit en effet une indemnité de maladie.
Quoi de neuf depuis cette année ?
Jusqu’à l’année dernière, la mutualité ne versait une indemnité de maladie que lorsque le travailleur redevenait totalement incapable de travailler pendant les 20 premières semaines de la reprise progressive du travail. En cas d’incapacité de travail complète après cette période, l’employeur devait payer le salaire garanti.
À partir du 1er janvier, la neutralisation s’applique à toute la durée de la reprise progressive du travail. Autrement dit, dès que le travailleur redevient totalement incapable de travailler pendant sa reprise progressive, l’employeur ne doit plus payer de salaire et le travailleur perçoit une indemnité de la mutualité. La cause de l’incapacité de travail n’a aucune importance. Il ne doit donc pas nécessairement s’agir de la même affection que celle dont le travailleur s’était rétabli.
Ce n’est qu’à la fin de la reprise progressive du travail que les règles normales en matière de maladie s’appliquent à nouveau.
La nouvelle règle ne s’applique pas aux incapacités de travail ayant débuté avant le 1er janvier 2026.