Les principaux syndicats du rail (CGSP Cheminots, CSC Transcom et SLFP Rail) organisent les 24, 25 et 26 novembre une grève de trois jours contre les projets de réforme du gouvernement fédéral. Quelles seront les conséquences pour vos salariés qui ne pourront pas se rendre au travail ? Et qu’en est-il si votre activité dépend fortement du trafic de navetteurs ?
Les syndicats appellent le personnel du rail à cesser le travail du 23 novembre à 22h jusqu’au 26 novembre à 22h. Même si la SNCB tentera de mettre en place un service alternatif, le trafic ferroviaire sera fortement perturbé durant toute cette période.
Le point culminant (ou bas) de cette action aura lieu le mercredi 26 novembre, avec une grève nationale interprofessionnelle. De plus, tous les services publics seront également en grève le mardi 25 novembre.
Quel impact pour votre entreprise ?
Les règles à appliquer sont claires : Les travailleurs qui ne se présentent pas au travail ne perçoivent pas de salaire. Le 26 novembre, jour de grève nationale, leur absence est considérée comme justifiée, à condition qu’ils vous aient informé à l’avance de leur participation à la manifestation. Les travailleurs syndiqués recevront alors une indemnité de grève. Pour les autres jours, l’absence sera considérée comme non justifiée, sauf si le travailleur peut en expliquer la raison ou si vous avez convenu d’un arrangement à l’avance.
Un nombre important de travailleurs risquent également d’arriver en retard. Comme il s’agit d’une grève annoncée, ils n’ont pas droit au salaire pour les heures perdues. Anticipez et discutez rapidement avec votre équipe. Réorganisez les horaires entre collègues si certains peuvent venir et d’autres non.
Les entreprises situées près d’une gare peuvent envisager une fermeture temporaire durant ces journées. Si vous modifiez les horaires, impliquez vos travailleurs dans la planification. Si vous ne travaillez pas dans un système de grande flexibilité, il faudra éventuellement convenir de poser des congés, une récupération de jour férié ou un congé sans solde — toujours avec l’accord du travailleur.
À quelle indexation pouvez-vous vous attendre en janvier?