Le montant maximum des chèques-repas passera à 10 euros à partir du 1er janvier 2026. Le kern a donné son feu vert la semaine dernière. Cette augmentation était déjà prévue dans l’accord de gouvernement.
Plus de trois millions de Belges bénéficient de chèques-repas en complément de leur salaire. Ces chèques comptent parmi les avantages extralégaux les plus anciens, les plus répandus et les plus simples à mettre en place. Pourtant, le système est loin de faire l’unanimité : beaucoup estiment à juste titre qu’il pourrait être plus simple… et moins coûteux.
L’octroi des chèques-repas reste une décision de l’employeur, à condition de respecter certaines règles. Il s’agit d’un avantage collectif, ce qui signifie qu’on ne peut pas les attribuer individuellement, mais uniquement à des groupes objectivement distincts. Par exemple, tous vos serveurs doivent en bénéficier, pas un seul en particulier. Ou encore tous les travailleurs d’un même département, ou ceux ayant une certaine ancienneté. L’attribution doit également être formalisée par écrit (via un avenant au contrat de travail ou une CCT d’entreprise). La valeur doit être identique au sein d’un groupe, mais elle peut varier entre groupes.
Depuis 2016, la valeur maximale était plafonnée à 8 euros par jour presté, malgré les indexations successives. Le travailleur contribue toujours à hauteur d’au moins 1,09 euro par jour. Un vestige du passé, lui aussi. Concrètement, la part patronale maximale passera donc de 6,91 à 8,91 euros par jour.
Malgré certaines rumeurs annonçant une mise en œuvre dès juillet 2025, les employeurs ne pourront augmenter la valeur des chèques qu’à partir du 1er janvier 2026. Et encore : il s’agit d’une possibilité, pas d’une obligation, contrairement aux indexations salariales automatiques.
À noter également : la déductibilité fiscale pour l’employeur passera de 2 à 4 euros par chèque.
Un conseil néanmoins : évitez de promettre trop vite une augmentation. L’accord de gouvernement prévoit également la disparition des écochèques. Rien n’est encore décidé à ce sujet, mais il est fort probable que cette hausse servira – au moins en partie – à compenser la perte des 250 euros d’écochèques.